Pour le ministre des Finances, ancien cadre de l’administration financière, cette étape marque un tournant décisif dans la modernisation de la gestion budgétaire de l’État. La mise en place d’un cadre de travail moderne et adapté pour les agents publics est essentielle pour répondre aux exigences d’efficacité, de transparence et de performance.

Selon la cellule du ministère des Finances, cette avancée s’inscrit dans la vision du Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi, qui plaide pour une gouvernance rigoureuse et transparente des ressources publiques. En mettant en œuvre la DGTCP, le gouvernement concrétise une réforme attendue depuis plus de dix ans et renforce la crédibilité financière de l’État.

Lors de la réunion, Doudou Fwamba a récapitulé les engagements structurels associés à cette réforme. Parmi les acquis majeurs, nous pouvons citer : La mise en service effective de la DGTCP, le déploiement progressif de l’ordonnancement dans certains ministères pilotes et l’opérationnalisation des comptables publics récemment formés sont les trois axes prioritaires de notre plan d’action.

En matière d’engagements internationaux, des progrès significatifs ont été réalisés dans le cadre du programme établi avec le Fonds monétaire international (FMI) dans le contexte de la Facilité élargie de crédit (FEC), selon les informations communiquées par la cellule de communication du ministère des Finances.

Sur onze engagements, huit ont d’ores et déjà été réalisés, tandis que les trois restants sont en cours d’exécution, notamment : Dans le cadre du projet de modernisation de l’équipement des quatre premiers ministères pilotes en mobiliers et matériels, un plan d’action détaillé a été établi. Celui-ci inclut l’ouverture des comptes d’opération financés par l’ACCT, la mise à disposition des ressources nécessaires au fonctionnement de la DGTCP, la révision de l’organisation du CPT et l’instauration d’une régulation budgétaire cohérente. En outre, l’intégration des systèmes de gestion de la trésorerie et de la comptabilité générale a été identifiée comme un élément crucial. La formation des utilisateurs à la chaîne de dépenses déconcentrées, le déploiement du logiciel de gestion des dépenses dans d’autres ministères, l’installation des postes comptables et l’aménagement des bureaux de travail ont également été prévus.

 

Au-delà des infrastructures et des textes juridiques, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi a insisté sur la dimension culturelle de la réforme. Cette démarche s’inscrit dans une nouvelle approche de gestion publique, centrée sur la responsabilité, la rigueur budgétaire et l’optimisation des performances. Des mécanismes institutionnels ont été mis en place pour garantir l’autonomie et le fonctionnement optimal de la DGTCP.

De son côté, Serge Maabe Mwanyimi, directeur général par intérim de la DGTCP, a salué l’engagement personnel du ministre dans la concrétisation de cette réforme attendue depuis longtemps. Afin d’assurer la pérennité des acquis, une charte d’utilisation des locaux ainsi qu’un dispositif renforcé de contrôle interne ont été adoptés.

 

L’implémentation de la DGTCP marque un tournant décisif dans la transformation numérique de la République démocratique du Congo, en renforçant la traçabilité, la rigueur et l’efficacité de l’utilisation des ressources financières publiques pour stimuler la croissance économique nationale.

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