Dans le cadre d’une opération de maintien de l’ordre et de sécurité intérieure, un détachement des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) a procédé à l’arrestation de cinq militaires dans la province de l’Ituri. Ces derniers font l’objet d’accusations pour des faits présumés de profanation d’un lieu de culte catholique, plus précisément de la paroisse Saint Joseph Travailleur de Bule, située dans le territoire de Djugu. Dans une correspondance officielle adressée à l’autorité provinciale, le diocèse catholique de Bunia a exprimé de vives préoccupations concernant des actes de pillage et de vandalisme qui auraient été perpétrés à l’intérieur de l’enceinte de l’église. Ces actions ont été qualifiées de « violations graves du droit international humanitaire », un ensemble de règles encadrant l’action des forces armées en période de conflit.

Dans sa correspondance adressée au gouverneur, le diocèse signale des dégâts matériels considérables, incluant des toitures endommagées, des murs fissurés et des vitres brisées. Ces destructions seraient survenues lors des affrontements opposant les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) à la milice Convention pour la révolution populaire (CRP) pour le contrôle de la localité de Bule.

Suite à la reprise de Bule par les forces armées gouvernementales, des actes de pillage auraient été perpétrés par certains militaires, selon les déclarations de l’Église catholique. Des menaces à l’encontre de membres du clergé auraient également été signalées.

Dans un communiqué récent, la curie diocésaine a exprimé son inquiétude concernant la paroisse catholique Saint Joseph Travailleur de Bule, qui a été victime d’une profanation perpétrée par des éléments des FARDC, forces armées de la République démocratique du Congo, qui exercent un contrôle sur le centre de Bule. La curie diocésaine a déposé une plainte officielle et appelle à une enquête approfondie pour faire avancer la justice.

La personne concernée a été placée en état d’arrestation et transférée à l’auditorat militaire.

Suite à ces allégations, le gouverneur de la province a ordonné l’arrestation des militaires présumés impliqués. Par ailleurs, il convient de noter que cinq individus ont été transférés à l’auditorat militaire afin de recevoir une instruction concernant leur dossier.

Le porte-parole de l’armée en Ituri, le lieutenant Jules Ngongo, a exprimé la condamnation la plus ferme de l’administration militaire envers ce comportement qu’il qualifie d’indigne.

« Les militaires impliqués dans ces actes devront répondre de leurs actes », a-t-il déclaré, assurant que des sanctions seront prises conformément à la loi.

 

Par ailleurs, l’armée a exprimé sa condamnation concernant l’occupation préalable de certains bâtiments de la paroisse par les miliciens de la CRP. Ces derniers auraient transformé les infrastructures religieuses en objectifs militaires, ce qui a exposé les bâtiments à des affrontements.

Cette affaire se déroule dans un contexte sécuritaire toujours instable en Ituri, où les opérations militaires menées contre les groupes armés suscitent des préoccupations quant à la protection des civils et au respect des lieux de culte, selon des sources locales.

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