L’érosion profonde qui menace le boulevard plonge plusieurs ménages dans une situation de détresse socio-économique. À ce jour, on dénombre plus de cinquante familles qui se retrouvent malheureusement sans abri. Dans le contexte d’un phénomène géologique majeur, les habitations sont soit emportées, soit situées à une distance de quelques mètres du grand ravin. Cette situation entraîne l’obligation pour les habitants d’abandonner leurs maisons afin de prévenir des dégâts potentiels.
Dans le quartier de Ndekezulu, l’érosion a déjà provoqué la coupure de cinq avenues et progresse à présent rapidement vers l’avenue Wazabanga, qui conduit à l’aéroport de Kikwit.
Selon le département de géographie de l’Institut supérieur pédagogique de Kikwit, ce ravin figure parmi les plus de 500 que compte actuellement la ville, tous quartiers confondus.
« Actuellement, on dénombre plus de cinquante familles qui passent la nuit à la belle étoile. Il est à noter que la commune ne dispose pas de résidences destinées à l’habitation de ces personnes. Il est à craindre que la route Wazabanga subisse des dommages et soit coupée. Il est à craindre que nous soyons confrontés à un deuil national, puisque, lorsque les précipitations se manifestent, la terre subit une détérioration quotidienne. Il a été observé que des familles sont contraintes de passer la nuit devant les bureaux administratifs locaux, en raison de l’absence de solutions d’hébergement alternatives. Les enfants, tout le monde est abandonné », a déclaré Serge Musila, bourgmestre de la commune de Nzinda à Kikwit.


