Mardi dernier, la Haute cour militaire (HCM) a remis au lieutenant-général Philémon Yav ses trois téléphones portables afin qu’il procède à leur authentification et à leur déverrouillage.
Après plusieurs tentatives, le prévenu n’est toutefois pas parvenu à pénétrer les appareils, ceux-ci refusant les mots de passe introduits.
La défense évoque une possible manipulation des téléphones au cours des quatre dernières années, période durant laquelle ils étaient conservés par les services de sécurité.
Selon elle, ces interventions auraient pu entraîner leur blocage, voire nécessiter une réinitialisation.
Les avocats du général Yav ont sollicité la désignation d’un expert indépendant avant tout transfert des appareils au Conseil national de cyberdéfense.
Une requête rejetée par la HCM, au grand dam de la défense, qui estime que la juridiction « apporte des béquilles au ministère public ».
« Les téléphones avaient déjà été déverrouillés par les services qui les détenaient et aucune preuve n’avait été trouvée », a soutenu un avocat, affirmant par ailleurs que la défense dispose de messages WhatsApp envoyés durant la période de détention du général.
Les conseils du prévenu indiquent enfin se réserver le droit de saisir les sociétés de télécommunications pour d’éventuelles vérifications complémentaires.
Pascal MULEGWA


