Jeudi soir, à la Cité de l’Union africaine, Félix Tshisekedi a accueilli Tony Yoka, champion olympique de boxe de 2016, actuellement en déplacement à Kinshasa.
Lors de l’audience, le boxeur d’origine franco-congolaise a présenté au chef de l’État sa médaille olympique remportée le 21 août 2016 lors des Jeux de Rio de Janeiro, au Brésil, dans la catégorie des super-lourds (+91 kg). Il a également présenté des projets sportifs d’encadrement, de formation et de détection des jeunes talents congolais qu’il développe en RDC.
Tony Yoka a indiqué séjourner officiellement à Kinshasa dans le cadre de l’organisation d’un combat « décisif » qui doit l’opposer au Congolais Martin Bakole, figure majeure de la boxe mondiale.
Dans une interview accordée à l’approche de ce match, le boxeur de 31 ans a évoqué sa défaite face à Martin Bakole le 14 mai 2022 à Paris-Bercy, un tournoi marquant sa première carrière professionnelle. Il a exprimé son désir de revanche. « J’ai été confronté à une situation de défaveur face à Martin Bakole. Il est possible que nous soyons en mesure de prendre des mesures de revanche. Je suis déterminé à prendre des mesures concrètes pour atteindre mes objectifs professionnels. Je suis prêt à relever ce défi. C’est moi qui demande ce combat », a-t-il déclaré.
Tony Yoka, de nationalité française et origines congolaises, exprime une identité culturelle mixte, se considérant « autant français que congolais ». « J’ai représenté l’équipe de France jusqu’aux Jeux olympiques de 2016. Lorsqu’on s’engage dans une compétition professionnelle, on ne représente plus une nation ou un pays, mais soi-même. » Il a également souligné que chaque individu a des origines familiales. Je suis né en France de parents congolais et j’ai grandi avec une culture congolaise. Il est essentiel de comprendre que l’on ne peut pas choisir entre papa et maman. »
Il a également évoqué la dimension symbolique d’un éventuel combat à Kinshasa : « Mon père a commencé la boxe au Congo, il est ensuite arrivé en France, et moi je suis champion olympique. Le retour à Kinshasa, marqué par la finalisation de ce chapitre, symbolise la boucle qui se termine et se rouvre, offrant une résonance particulière à l’histoire de ce sport et à l’évolution de sa légende. « Je suis à la fois français et congolais. Je suis déterminé à surpasser Bakole à Kinshasa. Nous avions la possibilité de l’organiser à Paris, mais j’ai expliqué à mon père qu’il était essentiel de le battre à Kinshasa. »


